Régis Moeneclaey Consultant

UN CONSULTANT AU SERVICE DE LA GESTION DES PME

Conseils dans la mise en place du suivi des prix de revient en production

Classement: Comptabilité analytique,Métier | 25 avril 2008

Parmi les points forts, ces outils peuvent contribuer à la stratégie et permettre au chef d’entreprise de diriger et de gérer plus en sécurité

1 – Organisation générale :

  •  il faut qu’il y ait un « pilote », celui-ci peut être ou le chef d’entreprise ou un collaborateur ou un intervenant extérieur (expert-comptable ou consultant)

Au choix de cette personne s’attachent deux conditions :

- qu’elle puisse libérer le temps nécessaire

- qu’en plus de ce temps disponible, elle ait à la fois la possibilité et la volonté de suivre, d’animer et de faire respecter les règles d’organisation définies

  • il faut constituer une équipe. Dans celle-ci avec le pilote il doit y avoir le chef d’entreprise (s’il n’est pas le pilote), ou un de ses collaborateurs trés proche, et le responsable de la comptabilité et des prix de revient

 2 – Importance d’associer les salariés :

Ils peuvent apporter des idées nouvelles et intéressantes permettant d’aller plus dans le détail (surtout en PME où des tâches sont souvent réalisées par une seule personne). Il ne faut pas hésiter à aller sur place dans les services et les ateliers.

Avantages :

- cette connaissance est importante pour être plus en accord avec la façon dont l’entreprise fonctionne

- cette participation explique souvent l’intérêt et la motivation que peuvent exprimer les salariés

3 – Construction :

Des données doivent être le fil conducteur de ce qui est mis en place :

- les idées et la personnalité du dirigeant

- le fonctionnement de l’entreprise, ses activités

- les attentes du dirigeant

Une comptabilité analytique qui serait plus ou moins une copie de celle d’une autre société ou d’un exemple type pourra empêcher d’atteindre les objectifs

4 – Conditions dans le suivi :

- le pilotage est à nouveau un facteur important de la réussite et du maintien de l’intérêt (le pilote peut rester le même ou être une autre personne si celle-ci a une bonne connaissance du projet)

- lorsque la comptabilité analytique est passée en phase d’utilisation il faut rester à l’écoute pour savoir faire évoluer ce qui a été décidé (le recul de l’utilisation amène parfois à revoir certains choix de départ). Cette possibilité d’évoluer est une condition importante pour la pérennité et le maintien de l’intérêt de ce qui a été mis en place

- comme dans la mise en place il faut garder la possibilité d’un contrôle le plus facile possible des résultats : exemple courant, répondre à une question du dirigeant ou d’un utilisateur (cette faculté et la rapidité de réponse ne peuvent que renforcer la crédibilité du travail et du document et l’intérêt des utilisateurs)

La comptabilité analytique peut apporter d’autres services que ceux qui lui ont été fixés au départ : exemple être un « observatoire » du fonctionnement de l’entreprise (audit et contrôle de gestion)

Pour avoir une bonne comptabilité analytique il faut, au départ, avoir un logiciel bien adapté à l’entreprise. Pour vous donner plus de chance d’y parvenir, nous vous invitons à  cliquer sur l’article sur l’informatisation d’une PME PMI

5 – Conclusion :

La comptabilité analytique (qu’il y en ait une ou plusieurs par exemple dans un suivi des prix de revient en production) est un travail auquel il faut prendre le temps de se consacrer. En contrepartie elle apporte des informations précieuses, parfois indispensables pour l’entreprise. Lorsqu’elle n’existe pas ou n’assure pas de garanties suffisantes de fiabilité on peut se poser des questions :

- comment vendre (plus encore lorsque les conditions commerciales sont serrées) ?

- comment faire fonctionner de façon optimum les ateliers, les services ou les chantiers ? 

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